Le CEIOPS vient de mettre en ligne les résultats européens de la quatrième étude d'impact. En pratique, le dernier QIS a fourni les informations suivantes :
>> Concernant l'application de la formule standard :
- Au niveau du risque de marché, de nombreuses compagnies considèrent comme insuffisant le choc à 32 % sur les actions et suggèrent l'application d'un choc de 40 %. La technique dampener, qui conduit en moyenne à une diminution de 10 % du sous module action, est désapprouvée par de nombreux assureurs et superviseurs, la considérant comme non appropriée à la logique solvabilité II.
- Au niveau du risque de souscription vie, le risque de rachat a été considéré comme trop important par de nombreux participants. De plus l'allocation des contrats aux risque vie, non vie et santé est apparue comme peu claire.
- Au niveau du risque de souscription non-vie, l'introduction du bénéfice de diversification géographique a été considérée comme trop complexe pour un calcul de SCR solo. L'utilisation de paramètres propres aux entités a été favorablement accueillie même si peu de compagnies ont pu tester cette approche (dû à un historique trop faible).
- Concernant le risque opérationnel, de nombreuses réponses critiquent l'application d'un coefficient de corrélation de 100 % avec les autres risques et considèrent comme trop élevé le plafond égal à 30 % du BSCR.
- Au niveau de l'effet d'atténuation des pertes par les mécanismes de PB et d'impôts différés, les participants plaident pour la mise en place d'exemples pratiques.
>> Concernant l'application d'un modèle interne :
- Les réponses rendues indiquent que l'utilisation d'un modèle interne conduit à une diminution du besoin en capital des sous risques intérêt, longévité, rachat, tarification et provisionnement quand elle conduit à une augmentation pour les sous risques action et immobilier. Pour les modèles internes groupes, seuls 7 groupes ont fourni des réponses complètes sur le calcul du SCR. Il conduit en moyenne à une diminution du SCR de 0,5 %. Il est à noter que dans de nombreux cas, l'application d'un modèle interne (solo ou groupe) conduit à un SCR supérieur à la formule standard.
Nous ne manquerons pas de revenir plus en détail sur ces résultats dans les prochains jours.