Le sujet du provisionnement et de la tarification des risques financiers dans les portefeuilles d'assurance, dont l'exemple type est le provisionnement d'une garantie plancher (GMDB dans le cadre des variable annuities) sur un contrat en UC, donne lieu à une abondante littérature.
L'approche maintenant usuelle est de concevoir un tarif a priori en recourant à la couverture (au moins partielle) des risques financiers. Cela implique, compte tenu de la maturité des passifs, de mettre en place des stratégies de couvertures qui peuvent être coûteuses et sont quoi qu'il en soit délicates à gérer (voir par exemple sur ce sujet cet article).
Certains assureurs proposent maintenant une approche différente de conception du tarif, dans une logique a posteriori, consistant à retarifer chaque mois la garantie en fonction de l'évolution du sous-jacent. Le risque porté s'apparente alors à celui d'une garantie temporaire décès, modulo les variations du sous-jacent entre deux dates de retarification. Mais ces variations peuvent être couvertes simplement par l'achat d'options courtes disponibles sur le marché.
La gestion de la couverture, qui n'est alors effectuée qu'à la marge, est alors simplifiée et beaucoup moins onéreuse. Du point de vue de l'assuré, cela présente également l'avantage de ramener la prime à zéro lorsque l'évolution du sous-jacent est favorable.
Cette solution, qui résulte d'un partage de risque différent de la logique a priori, en laissant à la charge de l'assuré l'essentiel du risque financier, présente donc un certain attrait.