Le discours dominant sur les solutions à apporter à la crise actuelle des dettes publiques se contente de transposer au niveau macro-économique des raisonnements de "bon père de famille" qui conduisent de fait à mettre en place des politiques économiques restrictives dont on peut constater l'inefficacité, patente dans le cas de la Grèce.
Il est donc d'autant plus stimulant de lire le point de vue publié ce jour dans le journal Le Monde par Michel Rocard et Pierre Larrouturou.
L'idée que ces auteurs défendent que, si le mandat de la BCE prévoit de lutter contre l'inflation, l'inflation actuelle du coût des financements publics constitue une source de déséquilibre macro-économique suffisamment grave pour que cet organisme le considère comme tel est notamment intéressante, d'autant qu'il dispose des moyens d'action nécessaire pour faire diminuer le prix de la dette.
A lire avec attention donc !