Dans l'ouvrage "critique de la valeur fondamentale", C. Walter montre que l'instabilité des marchés financiers n'est pas la conséquence de dysfonctionnements de ces derniers ou de leurs mécanismes de régulation, mais est une découle directement de leur mode de fonctionnement, dès lors que l'on accepte l'hypothèse d'investisseurs formant leurs anticipations dans un univers parétien.
Par ailleurs, comme la gestion des risques financiers s'appuie fondamentalement sur le "découpage" d'un gros morceau de risque que les investisseurs achètent par morceau, chaque investisseur limitant son risque en le diversifiant (mécanisme dont on peut au passage observer qu'il est opposé à celui de la mutualisation où il faut construire un gros paquet de risques indépendants les uns des autres pour le maîtriser globalement), le fait d'introduire de la dépendance entre les marchés ruine potentiellement le dispositif en empêchant la diversification.
Par exemple, autoriser des prêts hypothécaires introduit une dépendance entre le marché de l'immobilier et celui du crédit et peut avoir des conséquences désastreuses. Donc le régulateur doit avant tout définir des périmètres "étanches" les uns des autres et de dimension acceptable pour qu'une crise n'ait pas de conséquence dramatique.
Sur cette question, on peut se reporter au point de vue d'A. Orléan, qui expose ici les conséquences de l'interconnexion de plus en plus profonde de marchés structurellement instables :
http://www.laviedesidees.fr/Quelle-regulation-pour-sortir-de.html
De ce point de vue, l'introduction des logiques de valeur de marché dans les dispositifs prudentiels et comptables peut apparaître très critiquable.